PROJET LOTE

 

DECOUVRIR LE PROJET LOTE

Le projet LOTE, acronyme dérivé de l’expression anglaise Living On The Edge (vivre sur le fil du rasoir, vivre au bord du précipice, du gouffre), est un projet qui vise à améliorer les habitats des oiseaux migrateurs et les moyens de subsistance des populations du Sahel. Le projet veut créer une synergie d’actions afin d’agir ensemble pour les oiseaux et les hommes. Lote ressemble à un cri de cœur lancé par BirdLife international et Vogelbescherming Nederland (VBN) en association avec les organisations nationales membres du réseau pour agir ensemble dans les sites retenus, véritables zones d’importance pour la conservation des oiseaux (ZICO).

L’objectif général du projet Lote est de contribuer de façon significative à améliorer les habitats du Sahel et à maintenir les populations d’oiseaux migrateurs saines, stables ou en augmentation par la gestion durable des terres dans le Sahel et l’amélioration des moyens d’adaptation des oiseaux et des hommes aux effets du changement climatique. L’avantage d’un tel projet est le fait qu’il ne considère pas la question des oiseaux migrateurs isolément de l’évolution démographique ou des effets des changements climatiques.

Les objectifs spécifiques du projet sont les suivants :

  • Restaurer et conserver les habitats des oiseaux migrateurs et améliorer les moyens de subsistance des communautés rurales grâce à la gestion participative des ressources naturelles.
  • Renforcer les capacités des acteurs et partenaires locaux pour une utilisation durable des terres et la conservation des oiseaux.
  • Accroître la mobilisation et l’éveil des consciences pour la conservation des voies migratoires.
  • Promouvoir l’élaboration et la mise en œuvre des politiques d’utilisation des terres et de développement sur les voies de migration.

Financé par la Loterie Nationale Hollandaise (Nationale Postcode Loterij), une loterie indépendante qui consacre 2/3 de ses bénéfices à des œuvres de bienfaisance dont la conservation de la nature, le projet Lote s’exécute simultanément dans douze (12) sites répartis entre quatre (4) pays de l’Afrique de l’Ouest : Burkina Faso, Mauritanie, Nigeria et Sénégal. Au Burkina Faso, le projet est mis en œuvre par la Fondation NATURAMA sur trois (3) sites Ramsar, en l’occurrence la mare d’Oursi (Province de l’Oudalan), la vallée du Sourou (Province du Sourou) et le lac Higa (Province du Yagha).

La durée du projet est de quatre (4) ans, de 2011 à 2015. Pour sa mise en œuvre, NATURAMA travaille en étroite collaboration avec les services étatiques, les collectivités territoriales directement concernées par la gestion durable des sites retenus, les organisations communautaires de base appelées Groupes de Soutien aux Sites (SSG) mises en palce par NATURAMA pour promouvoir une gestion decentrlisée et durable des sites, les projets/programmes, les opérateurs privés présents dans les zones cibles et les populations locales.

Les activités à mener tout au long du projet Lote se déclinent de la manière suivante :

  • Conservation de la nature
  • Restauration du couvert végétal : production de plants, reboisement, régération naturelle assistée, récupération de terres dégradées, élaboration et mise en œuvre de plans d’aménagements et de gestion de sites.
  • Suivi de la biodiversité : inventaires périodiques des oiseaux, suivi des habitats, suivi d’espèces, études et recherches écologiques.
  • Amélioration des moyens de subsistance
  • Promotion de plateformes multifonctionnelles, réalisation de forages, valorisation de produits forestiers non ligneux, appui à l’accroissement de la productivité agricole et pastorale, promotion d’activités génératrices de revenus fondées sur la nature, promotion de l’écotourisme.
  • Renforcement des capacités
  • Sessions de formations thématiques : production de plants, reboisement, régénération naturelle assistée, développement organisationnel, planification de projets, législations environnementales, ornitologie, etc.
  • Voyages d’études et d’échanges d’expériences.
  • Appui institutionnel aux organisations communautaires de base mises en place pour la gestion durable des sites (SSG) : construction d’insfrastructures, appui aux rencontres statutaires, équipements, etc.
  • Communication et sensibilisation
  • Organisation de conférences publiques thématiques.
  • Education environnementale en milieu scolaire.
  • Production et diffusion d’outils et de canaux de communication : affiches, émissions radios, théâtre forum, boîtes à images, films documentaires, etc.
  • Animation villageoise.
  • Publication d’articles de presse.
  • Publication du rapport de capitalisation.
  • Plaidoyer
  • Publication d’articles scientifiques.
  • Participation à des rencontres nationales et internationales sur la biodiversité.
  • Organisation de vistes guidées avec des parlementaires, des décideurs gouvernementaux, hommes de médias.
  • Publication de papiers de position.
  • Organisation d’ateliers locaux, nationaux et régionaux.
  • Organisation d’événements publics.
  • Gestion du projet
  • Planifications et suivis périodiques. 

Les résultats attendus sont :

  • Résultat 1 : Conservation de la nature et moyens de subsistance
  • Conservation de la nature : Les habitats des oiseaux migrateurs dans les zones humides et arides sont conservés et restaurés. Le nombre d’oiseaux migrateurs dans les zones du projet est en augmentation.
  • Moyens de subsistance : L’utilisation durable des terres diminue la pression sur les ressources naturelles et améliore les moyens de subsistance et le potentiel d’adaptation au changement climatique.
  • Résultat 2 : Renforcement des capacités

Les capacités des acteurs (ONG partenaires, Groupes locaux de Soutien aux Sites -SSG- collectivités locales) à mettre en œuvre l’utilisation durable des terres et la conservation de la nature sont renforcées. Les meilleures connaisances et expériences sont disponibles et largement partagées et appliquées à d’autres sites à travers le Sahel.

  • Résultat 3 : Communication et sensibilisation

La mobilisation et l’éveil des consciences du public pour la conservation des oiseaux migrateurs, de leurs habitats naturels et l’amélioration des conditions de vie des populations le long des voies migratoires se sont accrus aux Pays-Bas et au Sahel.

  • Résultat 4 : Plaidoyer

La conservation de la nature est prise en compte dans les politiques publiques de développement au plan national et régional et constitue ainsi un référentiel de base de l’action des organisations de développement, des gouvernements et des organisations internationales.

  • Résultat 5 : Gestion du projet

Le projet est mis en œuvre de façon efficiente et efficace.

POURQUOI LE PROJET LOTE ?

La voie qui lie l’Afrique à l’Europe est sans conteste l’une des principales voies migratoires des oiseaux dans le monde. En effet, chaque année, environ cinq (5) milliards d’oiseaux font la traversée de l’Europe vers l’Afrique pendant l’hiver puis refont le parcours inverse. C’est un voyage de plusieurs millierds de kilomètres que certains oiseaux effectuent en quelques jours. Ils dépendent, pour ce faire, des ressources naturelles, non pas seulement sur leurs leiux de reproduction, mais aussi tout au long de leur voie de migration.

Au regard de cela, le Sahel se présente comme une région essentielle dans cette voie migratoire. C’est le premier arrêt pour les oiseaux après leur traversée du Sahara. Sur le chemin du retour, c’est leur dernière escale de ravitaillement. De nombreux oiseaux passent l’hiver entier au Sahel, dans les zones humides isolées ou dans les acacias secs des savanes. Ce qui signifie qu’une dégradation des ressources naturelles dans cette région du Sahel a des conséquences dramatiques sur la reproduction des oiseaux migrateurs et sur la stratégie d’ensemble de la migration.

Malheureusement, l’influence des activités humaines sur les ressources naturelles au Sahel est de plus en plus forte et engendre des conséquences regrettables sur la biodiversité, voire sur les hommes, les animaux, les plantes et plus spécifiquement sur les oiseaux migrateurs. Les études jusqu’ici n’étaient pas approfondies. De plus, le manque de connaissances sur l’écologie des oiseaux migrateurs rendait difficile les investigations pour savoir quelles sont et où se situent les contraintes de la conservation des oiseaux migrateurs. Ce qui explique que les actions adéquates et ciblées sur les oiseaux migrateurs dans le Sahel ont été rares. C’est dans cette optique que ce projet a vu le jour.

Notons que le projet Lote est à son terme. Mais la phase 2 ou projet Lote 2 est en cours d’élaboration et de soumission aux partenaires.

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